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Flash marchés du 07 au 11 août 2017


 

​Le 17/08/2017

 

Environnement économique

 

Zone euro : malgré un repli de 1,1 % en juin, la production industrielle en France progresse de 1,2 % au deuxième trimestre, du fait des bons scores enregistrés en avril et mai. Selon l’INSEE, la croissance du PIB pourrait progresser de 0,5 % au troisième trimestre, ce qui constituerait un quatrième trimestre consécutif de hausse. Ces bons résultats n’effacent pas une nouvelle dégradation du commerce extérieur dont le déficit atteint 34,3 milliards de dollars au premier semestre, contre 23 milliards de dollars sur la même période en 2016. Cette aggravation est d’autant plus pointée du doigt qu’au même moment, l’excédent allemand culmine à 121,2 milliards de dollars pour les six premiers mois de l’année. On peut aussi noter que la France est à la traîne par rapport à l’Espagne et aux Pays-Bas. Cela prouve que l’offre française est mal adaptée à la demande internationale pour des raisons de compétitivité et de niveau de gamme.
 
États-Unis : hausse timide de l’inflation en juillet, à + 0,1 %, après une stabilité entre mai et juin. Sur un an, la hausse des prix atteint 1,7 %. Les économistes prévoyaient un chiffre de 1,8 % pour cette dernière période. On est loin de l’objectif d’inflation de 2 % fixé par la Banque centrale. Aussi, les investisseurs ont réduit la probabilité d’une nouvelle hausse des taux directeurs en décembre, mais conservent l’idée d’un début de réduction du bilan de la Banque pour la fin de l’année.
 

Marchés financiers

 

Métaux industriels : depuis le début de l’année, le prix de l’acier a progressé de 34 %, celui de l’aluminium a gagné 24 % et le cours du cuivre a repris 17 %. Ces hausses sont susceptibles de faire monter les prix à la production et méritent donc quelques explications. Le regain mondial de l’activité justifie peu ces hausses. En fait, on trouve l’explication en Chine où les restrictions de production pour réduire la pollution ont pris le relais des politiques de soutien à l’économie locale. Enfin, les marchés à terme ont amplifié le mouvement. Cette tendance peut durer jusqu’à l’automne, avec le congrès du parti communiste chinois. Une fois celui-ci passé, il est possible que les autorités préfèrent axer leur politique sur le contrôle des risques plutôt que sur le soutien à la croissance.
 
Taux : la montée des tensions politiques entre les États-Unis et la Corée du Nord a entraîné un repli des investisseurs vers les valeurs refuge. Aussi, les emprunts d’État ont été recherchés, ce qui a provoqué une hausse des cours et une baisse des taux à 10 ans aux États-Unis comme dans la zone euro. Ce mouvement a été renforcé en fin de semaine par les chiffres américains de l’inflation pour juillet. Sur un an, la hausse des prix ressort à 1,7 %, loin derrière l’objectif des 2 % fixé par la Banque centrale.
 
Actions : les tensions internationales ont rendu plus prudents les investisseurs sur les actions. De plus, le mouvement de baisse des taux longs est susceptible de remettre en cause les perspectives d’amélioration des marges des banques. Ce secteur a donc particulièrement souffert en bourse avec un recul d’environ 4 %. Les valeurs pétrolières sous-performent également, avec le recul des prix du pétrole, suite à des annonces laissant entendre que l’OPEP peine à respecter les quotas de production. On le savait pour la Libye et le Nigeria, on le découvre pour l’Arabie saoudite.
 
Rédigé le 11/08/2017
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
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